En 2015, le Brésil a été frappé par la plus grave catastrophe environnementale de son histoire, lorsque le barrage de Fundão (à Mariana) s'est rompu et que 40 millions de mètres cubes de boues toxiques ont envahi le Rio Doce. La pollution s'est alors propagée sur des centaines de kilomètres, jusqu'à l'océan Atlantique.
La réalisatrice Claudia Neubern a voulu constater par elle-même les conséquences de cette situation sur les habitants et s'est rendue sur place. Elle s'est entretenue avec des pêcheurs confrontés à un fleuve asséché et des agriculteurs dont les terres sont devenues inutilisables.Neubern s'intéresse principalement à Joelma, une agricultrice qui réclame une indemnisation pour réparer les dégâts causés à ses champs et à ses vergers. Elle refuse que la société minière tente de lui offrir — ainsi qu’à beaucoup d’autres comme elle — des indemnités injustes. En parcourant les rives du Rio Doce, Neubern s’entretient avec Joelma, ses filles et d’autres femmes résilientes. Elles constatent comment la cupidité a détruit une communauté autrefois prospère. Pendant ce temps, les trains transportant du minerai de fer, symboles d’une industrie minière toute-puissante, continuent de traverser la vallée.